Un poisson nommé Kun

 

 

What is it that it is that this ?

C’est un spectacle de théâtre musical, ou peut-être plutôt un concert avec des comédiens, ou non, un spectacle d’ombre rythmé par des percussions corporelles…

Bon, c’est un spectacle qui tente de comprendre la pensée de Zhuangzi (prononcé Tchouang Tseu), qui est un anarchiste, enfin, un philosophe, ou plutôt un homme qui a peut-être existé vers -500 avant Jésus (qui a lui aussi sûrement dû exister), en Chine (à l’époque ce n’était pas encore la Chine), mais on n’est pas vraiment sûr que le texte soit de lui.

La musique est plutôt rock, mais avec un penchant pour la musique écrite du XXIème siècle, dite « contemporaine », mais vu qu’il n’y a que des percussions et du chant (mais beaucoup), c’est pas vraiment du rock, ni du jazz, quoique des fois…

Le texte, lui, raconte l’histoire, ou plutôt les histoires, d’un maître et d’un élève qui suivent le fleuve, à moins que ce ne soit le fleuve qui les suive. L’élève essaie de comprendre ce que dit le maître, qui lui, tente de lui expliquer qu’il ne faut pas comprendre, mais savoir directement. Il essaie de lui expliquer avec des mots qu’il faut oublier ces mots pour véritablement comprendre ce qui doit être directement su.

Mais ça, il le fait avec beaucoup d’humour, ou de rage, des fois de poésie, mais le plus souvent, en marchant avec les mains.

Les ombres, quant à elles, cachent la lumière pour que les choses soient vues. Les marionnettes se cachent derrière des tambours volants pour qu’on les aperçoive en faisant semblant de chanter.

Comme dit Zhuangzi, « rien au monde n’est plus grand que la pointe d’un poil en automne ».

Génèse

Au printemps 2020, Guilhem Meier demande à Ophélie Kern d’adapter des textes de Tchouang Tseu pour les dire avec de l’image, de la musique, et du texte. Avec Antoine Truchi, qui raconte l’histoire en chantant et en dansant, ils vont pétrir cet embryon dans une annexe du Théâtre de la Renaissance à Oullins.

Puis Jade Malmazet rejoint Antoine pour inventer les ombres avec le dessinateur Pierre Dreyfus, pendant que Pierre Josserand construit des percussions/écrans à pédale, pouvant s’envoler en se divisant. Ils en élaborent les facéties à l’Aqueduc à Dardilly.

Yi-Ping Yang rejoint l’équipe en la teintant de ses gongs, crotales, boobans et autre vibraphone et timbale. Tout ceci sous le regard bienveillant de la MCC de Bourg-en-Bresse et de la Baie des Singes à Cournon.

Puis l’éclairagiste Dominique Mercier-Balaz et le sondier Adrian Bourget les rejoignent pour élaborer la bonne moitié du spectacle qu’Ophélie met en scène, et c’est ainsi qu’ils présentent devant des gens une 1ère étape de travail le 14 mai 2021 aux Subsistances à Lyon.

Ils comptent maintenant aller au bout de l’aventure lors de diverses résidences jusqu’au printemps 2022 pour ainsi livrer leur création durant la saison 2022/2023.

Distribution : 
 

Ophélie Kern : adaptation, conception, mise en scène.
Antoine Truchi : conception, jeu, manipulation.
Jade Malmazet : manipulation, jeu
Guilhem Meier : conception, composition, percussions, chant.
Yi Ping Yang :  percussions, chant.
Pierre Josserand : fabrication décor, scénographie.
Dominique Mercier-Balaz : lumière.
Adrian Bourget : son.